La jeunesse des pays fragilisés migre vers les pays sains. Ce faisant elle aggrave durablement les déséquilibres générationnels de la pyramide des âges des pays endettés au profit des pays sains. L’équilibre budgétaire de la Sécurité Sociale des pays en crise s’en trouve d’autant plus dégradé à long terme.
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L’expérience de la crise économique actuelle montre que non content de créer du chômage structurel en période d’expansion, la protection de l’emploi est impuissante à empêcher la hausse du chômage induite par une récession.
Dans un précédent billet, je vous avais exposé quelques raisonnements théoriques sur la protection de l’emploi qui montraient :
- Que la protection de l’emploi conduisait à une augmentation du chômage structurel ;
- Qu’elle dégradait la productivité des emplois existants ;
- Et que son effet sur le chômage conjoncturel était équivoque.
Je ne reviens pas sur les raisons de la perversité de la protection, vous renvoyant aux détails de mon billet sur le sujet. En revanche, je vous propose aujourd’hui quelques graphiques avec des données plus récentes afin de tester ces conclusions.
Contrairement à l’Allemagne et le Royaume-Uni, en France les fils d’immigrés non-européens sont économiquement moins intégrés que leurs parents.
Dans un billet sur les taux de pauvreté, je cherchais à vous convaincre que le la différence dans les taux de pauvreté entre Etats-Unis et la France n’était qu’un artifice, qui traduisait deux différences entre les deux pays, sans rapport direct avec leur capacité à lutter contre la pauvreté. D’abord l’écrasement des classes moyennes en France conduisait à un seuil de pauvreté (défini comme 50% du revenu médian) bien plus bas en France ($10 000 ppa) qu’aux Etats-Unis ($15 500 ppa). Et ensuite, que les Etats-Unis avaient accueillis bien plus d’immigrés venus des pays pauvres, principalement hispaniques, ces deux dernières décennies que ne l’avait fait la France. La part de la population américaine née hors des Etats-Unis est en effet de 12,7%, tandis que la part de la population française née hors de l’Union Européenne n’est que de 5,1%.
L’idée était que si la France accueillait plus d’immigrés, elle aurait aussi beaucoup plus de pauvres. Cette thèse amène naturellement à s’interroger sur le devenir de nos immigrés.
Le système d’assurance chômage des intermittents du spectacle cause des dysfonctionnements majeurs du marché du travail dans cet industrie, dont le coût – 16 milliards d’euros sur ces 20 dernières années, pour sa seule partie visible – est à la charge du reste de l’économie.
L’économie du spectacle est un serpent de mer de la dépense publique. Un serpent dont le coût est inchiffrable vu que cette économie profite d’un grand nombre de fontaines à subventions, de la redevance audiovisuelle, aux subventions aux arts, mais aussi par son régime d’assurance chômage si particulier. Ce dernier, sur ces seules vingt dernières années, représente un trou d’environ 16 milliards d’euros.
Comprendre la politique de l’emploi tient davantage de la psychologie que de la science économique. Et c’est sans doute pourquoi la politique diverge tant, sur cette question, des recommandations des économistes. N’étant pas psychologue, je me limiterai à souligner deux aspects clés du problème.
- Premièrement, les citoyens sont plus sensibles à ce qui est visible qu’à ce qui ne l’est point. Or la société et ses commentateurs – qu’il s’agisse de ses représentants politiques, de ses journalistes et même de ses intellectuels – se focalisent bien davantage sur les emplois qui existaient mais ont disparus, que sur ceux qui pourraient exister, mais ne verront jamais le jour.
- Deuxièmement, l’homme est bien plus averse aux pertes qu’il ne trouve de bonheur dans les gains [1].
Ainsi l’opinion publique porte excessivement son attention sur la destruction des emplois, et trop peu sur leur création. En effet, les destructions d’emplois sont non seulement bien plus visibles, mais en plus sont-elles perçues comme bien plus douloureuses que les créations ne sont réjouissantes. Pourtant, le progrès économique tient pour l’essentiel à un processus que Joseph Schumpeter appelait destruction-créatrice, et on ne peut empêcher la destruction sans faire caler l’économie toute entière.
Aussi, si nous souhaitons étudier l’évolution du chômage de manière correcte, devons-nous considérer ses variations comme la différence des destructions ET des créations d’emplois. Et donc analyser les deux phénomènes avec une égale attention. L’objet de ce billet est donc principalement de vous présenter les conséquences perverses de la protection sur les créations d’emplois, conséquences qui, au regard de leur nocivité, sont trop largement ignorées du public.
Il y a un millénaire déjà, les chinois, soucieux de recruter les mandarins parmi les candidats les plus instruits de leur empire, recopiaient leurs copies afin d’en garantir l’anonymat. Et le principe selon lequel l’argent public devait être dépensé de la plus efficace manière, c’est-à-dire en recrutant les meilleurs, inspirait également, jusqu’à maintenant, tant le mode d’attribution des marchés publics que de recrutement des serviteurs de la République française.
Si la manière de sélectionner les meilleurs fait régulièrement débat, le principe semblait consensuel. Mais avec les emplois d’avenir, le gouvernement regarde résolument vers l’innovation. En réservant des emplois rémunérés aux trois quarts par l’argent des contribuables aux candidats détenteurs d’un certificat de médiocrité scolaire, le socialisme dépoussière la vieille méritocratie bourgeoise. A en croire le communiqué du conseil des ministres, vous ne pourrez prétendre à ces 150 000 emplois si vous êtes bachelier ou mieux, à moins de vivre dans une région particulièrement frappée par le chômage.


















